Luxueux sabre d'Officier Supérieur de cavalerie légère.
Garde à une branche arrondie se terminant par un quillon boulé recourbé vers le bas. Elle est entièrement sculptée de feuilles d'acanthe. Noeud de corps rectangulaire orné d'un décor floral. Oreillon en forme d'écu. Calotte à courte queue en forme de mufle léonin. Queue de la calotte ornée d'écailles et d'une toile d'araignée. Poignée en ébène finement quadrillée. Tous les fonds sont finement amatis.
Lame courbe à un pan creux, bleuie au tiers et décorée de motifs floraux et de trophées dorés. Elle est à l'état neuf dans son poli d'origine.
Fourreau richement ciselé de frises, de motifs floraux et de toiles d'araignée caractéristiques de la cavalerie légère. Bracelets de bélière ornés de frises. Anneaux de laiton. Dard asymétrique en laiton. Le revers du fourreau est lisse.
Cette arme a conservé une grande partie de sa dorure. Les reliefs sont d'une grande finesse. Le bleui est d'une superbe profondeur.
VENDU
Sabre de luxe d'Officier supérieur "à la chasseur".
Garde à trois branches sculptées de feuilles d'acanthe. Calotte à longue queue profusément ornée de motifs floraux en relief, terminée en mufle léonin. Quillon à enroulement. Poignée en galuchat filigranée de fils doubles.
Lame courbe à un pan creux, à fort contre-trachant, se terminant en langue de carpe, bleuie au tiers sur fond amati et ornée de guirlandes et de trophées à l'or. Rappels sur le reste de la lame de décors floraux gravés à l'acide. Les bordures et le dos sont soulignés de guirlandes dorées.
Côté garde, le fourreau est entièrement gravé de motifs floraux. Côté contre-garde il est lisse bordé de frises. Les bracelets de bélières sont ciselés. Le dard épouse la forme d'une lyre stylisée.
Ce sabre est d'une qualité d'exécution exceptionnelle concentrant toutes les techniques les plus abouties. Il a conservé la quasi totalité de sa dorure accusant simplement quelques traces de frottement. La lame est à l'état neuf.
Epoque : empire, restauration.
Prix : 13000 €
Sabre des Officiers d'Etat-Major et Aides de Camp du modèle défini par le règlement du 1er Vendémiaire An XII. Plutôt qu'une longue description, nous renvoyons au descriptif et aux planches de représentation jointes au règlement. Le sabre présenté est en tous points semblable au modèle, mais un peu plus luxueux.
En effet, outre la lame en damas, les bracelets de bélières sont du modèle des Officiers Généraux avec les deux couronnes de laurier entrelacées.
Poignée torsadée en ébène. Calotte à courte queue à décor d'une couronne végétale. Branche de garde percée pour le passage de la dragonne. Noeud de corps orné d'un trophée à l'antique. Oreillon en forme d'écu décoré d'une feuille d'acanthe. Quillon courbe à tête de lion.
Lame courbe damassée à simple pan creux et contre tranchant comportant un cartouche orné de signes cabalistiques dorés dans le style « retour d’Egypte ».
Fourreau de fer "bronzé". Cuvette, bracelets de bélières et bouterolle sont en laiton doré. Dard caractéristique, élégamment sculpté de feuillages.
Cette arme est dans un très bon état. Elle a conservé son bronzage et une bonne partie de sa dorure.
Règlement du 1er Vendémiaire An 12 : il est publié chez Magimel, libraire pour l'art militaire, quai des Augustins N° 73. Il décrit de façon extrêmement précise l'uniforme et les équipements des Officiers Généraux et des nombreux membres des Etats-Majors. Il comporte, en annexe, des planches gravées par Adam d'une remarquable finesse. Au chapitre du sabre des Officiers d'Etat-Major, le règlement est succinct ("les Adjoints à l'Etat-Major, les Aides de Camp....seront armés à cheval d'un sabre demi-courbe, dont la poignée sera en ébène, les garnitures en cuivre doré, le fourreau en fer bronzé."), mais les planches annexées sont extrêmement précises.
VENDU
Sabre de cuirassiers au modèle de l'an XIII (branches de garde touchant la calotte).
Lame droite à doubles pans creux, à pointe dans le prolongement du dos, poinçonnée au talon du C de l'inspecteur Cherrer en charge de 06/1807 à 12/1808 et du M du contrôleur Mouton à ce poste jusqu'en 02/1809. Le dos est gravé Mture Imple du Klingenthal Coulaux Frères. Le frottement dans le fourreau a atténué le haut de la gravure.
Garde à plateau à trois branches secondaires boulées. Poignée recouverte de cuir noir filigrané d'un fil de laiton torsadé. Calotte à courte queue découpée en accolade. Toutes les pièces sont frappées du signe C du monteur, que l'on retrouve sous le quillon à côté du V de vérification. Quillon portant la barrette de Versailles, ainsi que le J de l'Inspecteur Jacqueson à Versailles à partir de 11/1809 et du poinçon JC du contrôleur J N Cazamajou à Versailles depuis 01/1809.
Le fourreau est de tôle laminée épaisse. La cuvette est maintenue par une petite vis fixée au dos. Bien qu'allégé par rapport au modèle du début de l'Empire ce fourreau reste lourd. Il est matriculé réglementairement au revers C N° 75, le C désignant la compagnie et le 75 le numéro de l'arme dans la compagnie. Le bracelet supérieur de bélière porte en outre le numéro 279. Le dard symétrique est en forme de lyre.
Cette arme est en excellent état. La lame forgée à Klingenthal fin 1808 a été montée en 1809 à Versailles. La moitié des lames produites par Klingenthal était, en effet, expédiée pour montage à Versailles.
VENDU
Sabre d'infanterie dit "briquet" du modèle de l'An IX.
Poignée monobloc en laiton à 36 torons. Branche de garde arrondie, frappée, côté contre-garde, du M à la grosse roue de Jean-Jacques Mouton, contrôleur à Klingenthal de 07/1798 à 02/1809 et côté garde des lettres J.B (initiales du fondeur ou poinçon du réviseur Joseph, Ambroise Bisch). Quillon en forme de pavillon de trompette.
Lame plate à faible flèche portant au talon le même poinçon de J-J Mouton. Dos de la lame gravé M=fture Nale du Klingenthal Coulaux Frères Entreprs.
Fourreau de cuir noirci sans alèses à deux garnitures de laiton. Chape à tirant.
Ce sabre est à l'état neuf. Il a conservé son fourreau d'origine ce qui est rarissime pour ce modèle.
Après recherche : lors de l’adoption d’un nouveau modèle d’arme la Commission d’Artillerie faisait parvenir aux manufactures les calibres permettant le contrôle des dimensions et une arme au modèle fabriquée par l’Atelier de Précision. A partir de ce modèle de référence la manufacture fabriquait un prototype, qui restait à la manufacture.
En l’An IX (1801), Jean-Jacques Mouton est le premier contrôleur, Benjamin Levavasseur est l’Inspecteur. L’arme à l’état neuf, que nous présentons, a été contrôlée par Mouton, mais n’a jamais été réceptionnée par Levavasseur. Elle n’a donc jamais été versée dans la troupe et n’a jamais quitté la manufacture. Il s’agit selon toute vraisemblance du premier briquet An IX fabriqué à Klingenthal.
Quant à la chape à tirant du fourreau, elle sera remplacée par une chape à bouton, jugée plus solide, lors de la mise en production (cf Michel Pétard - Des sabres et des épées – Tome 3 – Notice 340).
Prix : 1800 €
Latte de cuirassiers modèle An XIII (branches de garde touchant la calotte), fabriquée sous la première Restauration.
Lame droite à double pans creux à pointe dans le prolongement du dos poinçonnée du L dans un cercle de F.L Lobstein, réviseur à Klingenthal de 06/1804 à 03/1829, du B dans un cercle de J.G Bick, contrôleur de 02/1809 à 07/1819, ainsi que du K étoilé dans un cercle de Joseph Krantz, inspecteur de mars 1812 à fin juillet 1814, gravée au dos Mfture Rle du Klingenthal juillet 1814.
Garde de laiton à plateau, à quatre branches. Calotte à courte queue. Branche de garde poinçonnée de Bick et de Krantz. Le quillon porte le poinçon de Joseph Bisch, contrôleur de 102/809 à 1829. Poignée gainée de cuir noir, filigrané de laiton torsadé.
Fourreau du modèle 1816 à deux anneaux de bélières se terminant par un dard en forme de lyre .
La lame a été réceptionnée par Krantz juste avant son remplacement par Bureau. Il a été monté à Klingenthal. Cette arme est dans un état proche du neuf
N.B : pour mémoire, la moitié des lames forgées à Klingenthal était montée sur place, l'autre moitié était expédiée à Versailles.
Prix : 3400 €