Elégant sabre à godrons d'officier de hussards, caractéristique de la mode en vogue chez les officiers fortunés de l'arme vers la fin de l'ancien régime (1770 - 1780).

Garde à la hongroise. Branche de garde courbe, rainurée, joignant la croisière à angle droit. Oreillons losangés. Quillon recourbé vers le bas. Fusée de cuir noir sans filigrane. Calotte à longue queue rainurée clouée à la fusée.

Lame à très forte flèche portant un étroit pan creux sur les deux tiers de sa longueur. Elle est bleuie et porte sur chaque face tous les symboles rehaussés d'or chers aux hussards. Sur les deux faces de la lame on retrouve l'étoile à huit branches, le croissant de lune, des signes cabalistiques, des semis d'étoiles, des trophées d'armes, le soleil rayonnant et la tête de Turc.

Le large fourreau de cuir brun comporte trois grandes garnitures de laiton renforcées d'attelles. Elles sont magnifiquement décorées en suite de feuillages et de volutes godronnées. La chape et le bracelet de bélière portent les anneaux de suspente. L'extrémité de la bouterolle est décorée d'un motif feuillagé. Le dard est extrêmement mince et se termine en bouton.

Cette arme en excellent état peut être qualifiée d'archétype du genre. Ces beaux sabres étaient encore portés sous la Révolution et le Consulat.

Réservé

Sabre de cuirassiers modèle An XIII (branches de garde touchant la calotte), fabriqué sous la seconde Restauration.
Lame droite à double pans creux à pointe dans le prolongement du dos poinçonnée du L dans un cercle de F.L Lobstein, réviseur à Klingenthal de 06/1804 à 03/1829 et du B étoilé dans un cercle de l'Inspecteur Etienne Borson en charge de 08/1814 à 08/1816, gravée au dos Mfture Rle du Klingenthal janvier 1816. 
Garde de laiton à plateau, à quatre branches. Calotte à courte queue. Branche de garde matriculée 186, portant la barrette de Versailles et poinçonnée par l'Inspecteur Vivien de Chateaubrun à Versailles à partir d'octobre 1813. Le dessous du quillon porte plusieurs poinçons. Poignée gainée de cuir noir, filigrané de laiton torsadé.
Fourreau du modèle 1816 à deux anneaux de bélières se terminant par un dard en forme de lyre. A nettoyer.
N.B : pour mémoire, la moitié des lames forgées à Klingenthal était montée sur place, l'autre moitié était expédiée à Versailles.

Prix : 2500 €

Elégant sabre d'officier supérieur de cavalerie légère dans le goût des sabres de récompense nationale. Il est dans sa dorure.

Garde à la hongroise, calotte à plateau joliment découpée sur la poignée, poignée en ébène torsadée comme aux sabres d'officier d'état-major, oreillons ovales. Plateau de la calotte et oreillons soulignés d'un cordon en relief.

Lame courbe à un pan creux en damas. Elle a conservé la trace d'un cartouche doré portant des signes cabalistiques caractéristique de la mode "retour d'Egypte".

Fourreau à deux longues garnitures de laiton reliées entre elles par deux attelles de renfort formant un crevé recouvert de chagrin noir. Bracelets de bélières bombés. Tonneaux de bélière striés. Anneaux de laiton. Dard asymétrique en fer.

Ce sabre en bon état a conservé près de 90 % de sa dorure.

Prix : 9500 €

Sabre d'abordage modèle 1833, communément appelé "cuillère à pot" en raison de sa forme.

Garde en fer à coquille laquée noir. Poinçons au quillon.

Lame poinçonnée et gravée d'une ancre droite sur chaque face, gravée au dos "Manufre Rle de Chatellerault mars 1842". Elle a conservé son contre-poli au talon.

Fourreau de fort cuir noir à deux garniture en laiton agrafées. Chape poinçonnée de l'ancre de marine au revers.

Epoque Louis Philippe. 

Très bon état.

VENDU

 

Poignard de bord modèle 1833 du premier type.

Croisée en laiton, plate, poinçonnée de l'ancre et d'un W surmonté d'une étoile. Poignée de bois noir.

Lame triangulaire poinçonnée au talon d'un B dans un cercle.

Fourreau de cuir noirci à bouterolle de laiton fixée par trois agrafes, tirant en cuir naturel.

Longueur 31,5 cm.

Epoque Louis Philippe.

Les poignards de marine du premier type sont peu fréquents, car vite remplacés par le modèle à fourreau fer.

VENDU

Sabre de hussards Modèle 1777 de fabrication révolutionnaire.
Garde à la hongroise. Fusée gainée de cuir noir sans filigrane. Longs oreillons caractéristiques. Cartouche de Dumont et poinçon au coq sur la branche de garde. 
Lame courbe à simple pan creux dans son poli, poinçonnée au faisceau de licteur. Elle a conservé son contre poli au talon.
Garnitures de fourreau en laiton échancrées, marquées B ~ au dos. Crevé de cuir noirci. Dard de fer asymétrique.
Cette arme a été réceptionnée par l’administration de la guerre comme le prouvent le poinçon au coq sur la monture et le faisceau de licteur sur la lame, marquages utilisés jusqu’en 1798.
Cette arme est dans un état exceptionnel, la lame n'est pas piquée. La facture est particulièrement soignée. Elle combine avec élégance le laiton jaune des garnitures avec le laiton plus rouge de la garde et des pitons de bélières.
Elle est représentée page 73 sous le Numéro 41 dans l'ouvrage de Michel Pétard "Les sabres des hussards" aux Editions du CanonnieVENDU

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