Longue paire de pistolets d'arçon de luxe du début du XVIIIème siècle, vers 1720/1730.

Canons ronds à un pan supérieur, légèrement tromblonnés à la bouche, profusément gravés à fond creux de feuillages aux tonnerres. Queues de culasse dorées faisant hausse. Grains de mire dorés. Bouches décorées au trait de volutes.

Platines à silex dorées et gravées à fond creux d'animaux et de personnages. Bassinets dorés à facettes et pare étincelles. Batteries et chiens en acier bruni gravés à fond creux de volutes.

Montures de noyer blond, à fûts longs, sculptées autour de tous les encastrements. Calottes dorées à longues oreilles gravées à fond creux de portraits et de volutes. Vis de calotte masquées par un bouton en forme de mufle léonin. Contre-platine ajourée. Pontets à la charolaise dorés et décorés de trophées. Passants de baguette dorés. Baguettes en bois à embout en corne. Pièces de pouce dorées portant le monogramme "TC" du propriétaire.

Ces pistolets, non signés, sont de très belle facture. Ils sont en très bel état et ont conservé 90 % de leur dorure.

Prix : 12000 €

Pistolet de cavalerie de la manufacture de Saint Etienne, fabriqué sous la révolution. Ce modèle de pistolet, dit modèle An VIII, préfigure par son allure générale le futur modèle An IX. Il est déjà d'une très bonne qualité de fabrication.

Platine gravée St Etienne et poinçonnée du S étoilé de Claude Soviche, contrôleur de 1797 à 1807.

Le canon conserve la trace d'un poinçon sur le pan gauche.

Toutes les garnitures sont poinçonnées du G surmonté d'un cercle de Joseph Guichard, réviseur à St Etienne de 1793-1802. Pontet en demi-charolaise.

Prix : 3700 €

Rare pistolet  de Marine Modèle 1842. Il ne s'agit pas d'un modèle 1837 modifié, mais d'un pistolet Modèle 1842 construit neuf.

Le modèle 1837, premier pistolet à percussion adopté par la marine présentait des défauts, que le modèle 1842 est censé corriger : cheminée renforcée, canon et chiens spécifiques.

La platine est marquée Manufacture Rle de Chatellerault et poinçonnée du D étoilé dans un ovale, du contrôleur Augustin Deschaseaux, actif à Chatellerault de 1839 à 1855.

Queue de culasse gravée Mle 1842. Tonnerre portant un poinçon difficilement lisible.

Toutes les garniture sont poinçonnées du D étoilé dans un rectangle de Jean-Baptiste Dombret en poste à la Manufacture de 1830 à 1858.

La calotte porte l'ancre de marine.

Cette arme conserve des poinçons très frais.

Prix : 1800 €

 

Epoque : Monarchie de Juillet

Original et très élégant fusil de chasse à percussion signé de Lepage. Doubles canons en table de fin damas bronzé tabac, décorés d'un filet doré à la bouche. Queue de culasse joliment gravée. Ligne de mire marquée en lettres d'or "Lepage Arquebusier du Roi à Paris". Intéressant mécanisme de percussion à platines intérieures. Chiens gravés de volutes. Pontet et sous-garde richement ciselés et portant dans un médaillon doré l'inscription "Lepage Arqsier du Roi". Crosse en noyer choisi à poignée finement quadrillée et sculptée d'une tête de crocodile. Baguette en fanon de baleine à tête d'ivoire. Arme en très bon état.

Prix : 9000 €