.......Toutes les garnitures sont en acier poli glace, de même que la baguette, à l'exception de la calotte qui est en argent.

Les pistolets d'Officier Généraux sont des armes de fabrication civile, bien que faisant l'objet du règlement de Vendémiaire, permettant de les qualifier d'armes réglementaires. Elles ont été produites par différents arquebusiers de renom, tels que Lepage ou Pirmet. Mais les plus prestigieuses, sans conteste, sont les fabrications de Boutet.

Nicolas Noël BOUTET (1761-1833) : arquebusier du Roy, puis Directeur de la Manufacture de Versailles, de l'An II à 1818. Il produisait des armes blanches et à feu, surtout celles de récompense, d'honneur et de grand luxe. Il acquit une immense renommée internationale pour la qualité d'exécution et l'originalité de sa production. Il ouvrit à Paris un dépôt de la Manufacture, au 136 rue de la Loi (rue de Richelieu) en l'an XI, puis au 87 rue de Richelieu en 1807. Il essuya de graves revers financiers à la Restauration, et il se retrouva arquebusier privé, au 23 rue des Filles Saint-Thomas, de 1823 à 1831. Il eut un fils, Pierre Nicolas (1786-1816), qui fut brièvement associé à son activité ; c'est pourquoi des armes de l'entreprise Boutet portent la signature BOUTET & FILS.

Règlement du 1er Vendémiaire An 12 : il est publié chez Magimel, libraire pour l'art militaire, quai des Augustins N° 73. Il décrit de façon extrêmement précise l'uniforme et les équipements des Officiers Généraux et des nombreux membres des  Etats-Majors. Il comporte des planches gravées par Adam d'une remarquable finesse. Au chapitre des pistolets des Généraux, le règlement est on ne peut plus succinct et laisse de la liberté aux fabricants et aux commanditaires : il est dit "Les pistolets seront de calibre; le canon et toutes les garnitures en fer bronzé excepté la culasse de la crosse qui sera en argent, et ornée d'une tête de Méduse".

Prix : Sur demande

Typique paire de pistolets de poche d'officier de marine. 

Canon en bronze à pans au tonnerre, puis ronds, présentant un bourrelet à la bouche. Culasse en acier poli.

Platines à corps rond en acier poli. Chien à col de cygne. Gravées l'une "Dauphiné", l'autre "à Tulle".

Crosse à fut court en noyer verni, incrustée de fils d'argent.

Garnitures en acier poli.

Cette paire est en excellent état.

VENDU

Revolver Lefaucheux Modèle 1870 de marine. Il s'agit d'une fabrication civile du célèbre 1870 de marine, premier modèle à percussion centrale fabriqué par Eugène Lefaucheux en 1868 et qui fut adopté par la marine en 1870, d'où son nom.

C'est une arme à six coups de calibre 11mm à percussion centrale, à finition polie blanc et plaquettes de crosse en noyer rouge verni.
Canon cylindrique portant le guidon, gravé sur la partie supérieure de la mention "E Lefaucheux Brté SGDG à Paris". Le barillet est percé de six chambres placées symétriquement autour d’un canal cylindrique dans lequel est engagé l’axe du barillet. Il est sans jeu et parfaitement indexé. Anneau de calotte en fer avec pivot et goupille. Toutes les pièces sont au même numéro "35 w". L'arme porte le numéro de série "LF 1445".

Cette arme est dans un état proche du neuf. 

Eugène Lefaucheux : né à Paris le , mort à Cannes le 

VENDU

 

Exceptionnel fusil de chasse produit à titre privé par la Manufacture de Mutzig, créée en 1803 par les frères Coulaux, entrepreneurs de la Manufacture d'armes blanches de Klingenthal.

Doubles canons en table bleuis et décorés de frises et de trophées dorés, marqués "Coulaux Frères Mutzig", ornés d'un aigle entouré d'étoiles à la bouche. Baguette en fanon de baleine à embout de laiton argenté. Queue de culasse en acier poli blanc finement ciselée.

Platines à corps rond polies blanc, chiens à col de cygne, le tout décoré de frises, de fleurettes et de guirlandes. La platine droite est gravée "Coulaux Frères", la gauche est gravée "Mutzig".

Monture à clavette à fût court. Elle est de noyer choisi, finement quadrillée et sculptée de motifs floraux. La crosse comporte une joue soulignée d'un motif floral à enroulement. Pièce de pouce en or en forme d'écusson sur le dessus de la poignée. Plaque de couche épaisse et bombée à bords festonnés.

Toutes les garnitures sont en argent massif et portent les poinçons de titre. Elles sont toutes élégamment ciselées en suite. Les encastrements sont parfaits. 

Ce fusil est une véritable œuvre d'art témoignant de la maîtrise des ouvriers de cette Manufacture de création pourtant récente et qui démontrent un savoir-faire n'ayant rien à envier à Versailles, tant dans le travail du métal, que du bois. Le poli des pièces en acier est tel qu'il s'accorde remarquablement bien aux pièces en argent, donnant à l'ensemble une parfaite harmonie et une grande élégance. 

Cette arme, à l'état proche du neuf, peut être datée de 1810, environ, et peut être considérée comme rare, compte tenu de son origine. 

VENDU

 

Paire de pistolets de duel à percussion dans son coffret-nécessaire en palissandre marqueté d'or, garni de velours vert, complet de tous ses accessoires : boîte à amorces, boîte à calepins, baguette tire-bourre, baguette de chargement, maillet, moule à balles, démonte-cheminée et serre-amorces. Le gainage de velours porte la mention "26, boulevart des Italiens, DEVISME, Arquebusier breveté", en lettres d'or.

Canons rayés cheveux, octogonaux et bronzés, décorés au tonnerre et à la bouche de motifs argentés. Le dessus du canon porte en lettres d'argent finement striées la mention "Devisme à Paris". Mire réglable en dérive. Culasse et queue de culasse gravées de motifs foliacés.

Les platines et les chiens sont profusément gravés des mêmes motifs. Une petite banderole signe les platines "Devisme à Paris".

Les montures à clavette sont de noyer choisi. Les crosses sont cannelées et sculptées de volutes. Elles comportent une pièce de pouce en forme d'écu en argent.

Il s'agit d'une paire de très haute qualité, en parfait état, proche du neuf, que l'on peut dater de 1860 environ. Elle porte le Numéro 1110.

Devisme : né le 9 juillet 1806 à Paris, mort à Argenteuil le 30 avril 1873, Louis-François Devisme fait son apprentissage dans l'arquebuserie chez un ancien ouvrier de Nicolas Boutet, J-Louis Dedoudert. En 1830, Deboudert laisse la succession de son magasin à Devisme, qui se spécialise dans l'arme de chasse et les coffrets de pistolets de grande qualité de finition. D'abord installé 14, rue du Helder, il s'établira en 1850 au 26, bvd des Italiens.

Prix : 16500 €

Très rare fusil de marine Modèle An IX. Il ne s'agit pas d'un fusil de dragon, dont la grenadière à double bande aurait été remplacée par une grenadière en laiton.

Ce fusil correspond en tous points aux états de fabrication de l'an IX (cf Boudriot) et en a toutes les caractéristiques : longueur du canon de 1,417 m, queue de culasse marquée An IX, toutes les garnitures en laiton sauf sous garde et plaque de couche, même poinçon sur capucine, grenadière et embouchoir. Les tables de fabrication précisent "grenadière placée de manière, que son bord inférieur soit distant du bord supérieur de la capucine de 11 pouces 3lignes, soit 0,304 m", ce qui est bien le cas de l'arme présentée.

Pan gauche du canon daté 1810 et poinçonné du B de Blachon (contrôleur 1er ventôse an VI – 12 septembre 1812) et du C de l’inspecteur Colomb en poste jusqu'en 1811. Pan droit gravé EF pour Empire Français.

Platine gravée Manuf Imp de St Etienne et poinçonnée du S dans un losange du contrôleur des platines Stelen.

Toutes les garnitures sont poinçonnées du H étoilé du contrôleur Hardy.

Le macaron de crosse comporte la cheville gravée EF. Il est daté d'Août 1810 et porte la lettre B du contrôleur Blachon. 

Cette arme est dans un état exceptionnel. La patine du bois est superbe et tous les poinçons sont très frais.

VENDU